Samedi 10 septembre 2011

Annabelle Rodriguez

avec le groupe "Cahier de bouillon"

 

Les musiciens :

Ce siècle s’ouvre sur un désir de chanter, qui rencontre un désir de guitare. Jean-François Grabowski, dit Nounours, guitariste averti et compositeur prolixe, devient officiellement accompagnateur municipal d’Annabelle Rodriguez, chanteuse novice et apeurée.

Ce sont les origines espagnole d’Annabelle Rodriguez qui mènent la danse, et permettent à ce duo poétique de monter un répertoire hispano américain tendre et coloré.

Très vite, Miche Marcos, complice de longue date de jean François Grabowski (ils ont notamment joué dans Félix La Putaragne et Oï Ventilo, au siècle dernier et jouent ensemble les compositions de Jean François), rejoint le duo. Un premier disque nait, avec 11 morceaux, dont deux compositions en français. Un invité du disque, Daniel Portales, qui travaille régulièrement avec Bernardo Sandoval sur des musiques de film (Western de Manuel Poirié notamment) décide de rester. Avec sa mandoline, il brode de la dentelle aigüe, en point de croix sur le chant.

C’est sous cette formule, dite cuarteto bancal, que le groupe se produit depuis 2006.

1

Le répertoire :

Intimité version joie

Annabelle Rodriguez souffle, selon les vents une musique ibérique allègre ou des compositions en français. Le groupe revisite le patrimoine musical hispano-américain ; on redécouvre Chabuca Granda, Maria Dolores Pradera, Victor Jara, ou le Venezuela de Lilia Vera et Soledad Bravo, à travers des chansons plus " adoptées " qu’adaptées. Jouant, selon les morceaux, à deux (guitare / voix), à trois, ou les quatre ensemble, le groupe épure ou endiable, grâce aux subtils arrangements de ce " quatuor à cordes ". Autour d’une guitare rythmique, émergent selon les ambiances, la vivacité de la mandoline, la solennité de la mandole ou la clarté du charango. La voix, grave et posée, est sans artifice. Le répertoire est donc alternativement intimiste et festif. L’émotion retenue du début du spectacle cède ainsi la place à l’allégresse rayonnante et communicative des rythmes du sud. Puis les poèmes, en français, mis en musique, réinstallent la profondeur des mots, avant un final rieur et presque " olé olé ". Car si l’on ne peut pas rire de tout, on peut peut-être rire de tous. Et le groupe ne se gène pas, entre les morceaux, pour " s’auto-dérire ".


http://www.myspace.com/cahierdebouillon