Samedi 17 Novembre 21h

Katrine Horn

Avant-première

Œuvres littéraires et musicales extraites du spectacle

On ne naît pas femme...

tiré du célèbre aphorisme de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ».

Cette soirée est dédiée aux œuvres littéraires qui parlent de la condition de la femme depuis George Sand à Simone de Beauvoir, en passant par Anaïs Nin. S’y mêlent des compositions originales pour harpe de Louise Charpentier et de Henriette Renié, le tout interprété par Katrine Horn, en avant-première de son spectacle On ne naît pas femme…

Dans son ouvrage Le deuxième sexe, Simone de Beauvoir soutient que ce qu’on appelle la féminité est le résultat d’une éducation et d’un conditionnement culturel et social, réfutant ainsi l’idée d’une nature féminine innée, une nature qui fait de la femme le « deuxième sexe », c'est-à-dire l’inférieure de l’homme. Depuis la nuit des temps, la femme a été corsetée, corps et âme, dans son triple rôle de bonne ménagère, de séduisante épouse et de gentille mère. Qui sait combien de vocations ont été gâchées et, dans le domaine artistique, combien de talents perdus !

  horn

Ainsi Abraham Mendelssohn, le père de Felix et Fanny, écrivit à sa fille le 16 juillet 1820 : « La musique sera peut-être pour lui (Felix) une profession mais pour toi elle ne peut et ne doit être qu'un agrément. » Pourtant, malgré toutes ces forces contraires, des femmes compositrices ont réussi à s’exprimer : Henriette Renié, Clara Schumann et Mel Bonis en sont des exemples qui nous laissent entrevoir le potentiel de ce deuxième sexe bridé. Charlotte Brontë, George Sand, Colette et d’autres écrivains femmes ont créé des personnages qui illustrent les propos de Simone de Beauvoir. Par ailleurs, des hommes tels que Henrik Ibsen témoignent de la condition féminine de leur époque.

Le spectacle nous mène à la découverte, à des périodes différentes de l’Histoire, de romans et de pièces de théâtre où s’expriment des idées à contre-courant de l’époque sur le rôle et la nature de la femme. Katrine Horn nous montre lors d’intermèdes musicaux que la harpe n’est pas un instrument de salon joué par des femmes effacées, mais un moyen de faire partager une musique universelle

Ainsi Abraham Mendelssohn, le père de Felix et Fanny, écrivit à sa fille le 16 juillet 1820 : « La musique sera peut-être pour lui (Felix) une profession mais pour toi elle ne peut et ne doit être qu'un agrément. » Pourtant, malgré toutes ces forces contraires, des femmes compositrices ont réussi à s’exprimer : Henriette Renié, Clara Schumann et Mel Bonis en sont des exemples qui nous laissent entrevoir le potentiel de ce deuxième sexe bridé. Charlotte Brontë, George Sand, Colette et d’autres écrivains femmes ont créé des personnages qui illustrent les propos de Simone de Beauvoir. Par ailleurs, des hommes tels que Henrik Ibsen témoignent de la condition féminine de leur époque.

Le spectacle nous mène à la découverte, à des périodes différentes de l’Histoire, de romans et de pièces de théâtre où s’expriment des idées à contre-courant de l’époque sur le rôle et la nature de la femme. Katrine Horn nous montre lors d’intermèdes musicaux que la harpe n’est pas un instrument de salon joué par des femmes effacées, mais un moyen de faire partager une musique universelle.

Les femmes sont censées être très paisibles en général, mais les femmes ont tout autant de sensibilité que les hommes ; il leur faut des occasions d'exercer leurs facultés et un champ d'action tout comme à leurs frères ; elles souffrent de contraintes trop rigides, d'une stagnation trop complète, exactement comme en souffriraient des hommes ; et c'est par étroitesse d'esprit que leurs compagnons plus privilégiés décrètent qu'elles devraient se borner à faire des entremets et à tricoter des chaussettes, à jouer du piano ou à broder des sacs. Il est sot de les condamner ou de se moquer d'elles quand elles cherchent à faire ou à apprendre plus de choses que la coutume n'a déclarées nécessaires aux personnes de leur sexe.

Jane Eyre, Charlotte Brontë

Tu n’as manqué que de discernement. C’est tout. Tu es faible. Tu es femme : incapable de te diriger toute seule dans la vie. Je ne t’en aimerai que davantage, Nora. Je te conseillerai ; je te dirigerai. Je ne serai pas un homme si cette faiblesse toute féminine ne m’entraînait pas à t’aimer, à te désirer avec plus de force que jamais.

Une maison de poupée, Henrik Ibsen

« Je crois à l’humanité infinie qui était là avant que de revêtir le voile du sexe, le manteau du masculin et du féminin »

Friedrich Schlegel

« La femme est-il le but de l’homme ? Et la femme n-a-t-elle pas de but ? »

Novalis

www.katrinehorn.com